L'épreuve de l'écrit se déroule sur quatre heures. À partir de la lecture d'un corpus de textes (et éventuellement de documents iconographiques) on vous demande de répondre à quelques questions puis de choisir entre la dissertation, le commentaire ou l'écriture d'invention pour rédiger un travail d'écriture.
L'épreuve de l'oral, d'une durée de vingt minutes (non inclus les trente minutes de préparation) se déroule en deux parties de dix minutes chacune : l'explication de texte et l'entretien.
L'écrit, comme l'oral, se préparent pendant l'année de première à partir des connaissances et des compétences que vous avez acquises pendant toute votre scolarité. Le programme de l'année s'organise autour de l'étude de cinq ou sept objets d'étude (suivant la filière que vous suivez). Ce programme est national. Le sujet de l'écrit porte plus particulièrement sur un de ces objets d'étude, mais il peut aussi vous demander de mobiliser vos connaissances sur les autres objets du programme.
Pour vous aider à vous faire une idée précise de votre épreuve, vous trouverez dans les pages qui suivent des extraits du Bulletin Officiel. Ils récapitulent les objets d'étude et les perspectives et objectifs qui leur sont liés et définissent les épreuves de l'écrit et de l'oral. Ils vous expliquent donc les modalités et les normes des exercices et donc ce que l'examinateur attend de vous.
L'épreuve de français se travaille tout au long de l'année. Vous serez évalué sur vos connaissances (la maîtrise des objets d'études) et sur votre capacité à analyser et à rédiger. Plus vous multiplierez les exercices écrits et les occasions de rédiger, plus vous progresserez.
Les épreuves anticipées de français vérifient les
compétences acquises en français tout au long de la scolarité et portent sur
les contenus du programme de la classe de première. Elles évoluent les
compétences et connaissances suivantes :
maîtrise de la langue et de l'expression orale et écrite ;
aptitude à lire, à analyser et à interpréter des textes ;
aptitude à tisser des liens entre différents textes pour
dégager une problématique ;
aptitude à mobiliser une culture littéraire fondée sur les
travaux conduits en cours de français, sur des lectures et une expérience
personnelles ;
aptitude à construire un jugement argumenté et à prendre
en compte d'autres points de vue que le sien ;
exercice raisonné de la faculté d'invention.
Épreuve écrite : durée 4 heures.
Coefficients : 3 en série
L, 2 en séries ES et S, 2 en séries STT, SMS, STL STI hôtellerie, techniques de
la musique et de la danse.
Les sujets prennent appui sur un ensemble de textes
(corpus) distribués au candidat, éventuellement accompagnés par un document
iconographique si celui-ci contribue à la compréhension ou enrichit la signification
de l'ensemble. Ce corpus pourra également consister en une œuvre intégrale
brève ou un extrait long (n'excédant pas trois pages). il doit être
représentatif d'un ou de plusieurs objets d'étude du programme de première
imposés dans la série du candidat, et ne doit pas réclamer, à celui-ci, un
temps de lecture trop long. Une ou deux questions portant sur le corpus et
appelant des réponses rédigées peuvent être proposées aux candidats. Elles font
appel à leurs compétences de lecture et les invitent à établir des relations
entre les différents documents et à en proposer des interprétations. Ces
questions peuvent être conçues de façon à aider les candidats à élaborer
l'autre partie de l'épreuve écrite, la partie principale consacrée à un travail
d'écriture.
Lorsque de telles questions sont proposées, le barème de notation est explicitement indiqué, le nombre de points attribué aux questions n'excède pas 4 points dans les sujets des séries générales et 6 points dans les sujets des séries technologiques.
Qu'il soit ou non accompagné de questions, le sujet offre aux candidats le choix entre trois types de travaux d'écriture, liés à la totalité ou à une partie des textes étudiés un commentaire ou une dissertation ou une écriture d'invention. Cette production écrite est notée au minimum sur 16 points pour les sujets des séries générales et sur 14 points pour les sujets des séries technologiques quand elle est précédée de questions, sur 20 dans toutes les séries quand il n'y a pas de questions.
1. Le commentaire porte sur un texte littéraire. Il peut être également proposé au candidat de comparer deux textes. En séries générales, le candidat compose un devoir qui présente de manière organisée ce qu'il a retenu de sa lecture, et justifie son interprétation et ses jugements personnels. En séries technologiques, le sujet est formulé de manière à guider le candidat dans son travail.
2. La dissertation consiste à conduire une réflexion personnelle et argumentée à partir d'une problématique littéraire issue du programme de français. Pour développer son argumentation, le candidat s'appuie sur les textes dont il dispose, sur les « objets d'étude » de la classe de première, ainsi que sur ses lectures et sa culture personnelle.
3. L'écriture d'invention contribue, elle aussi, à tester
l'aptitude du candidat à lire et comprendre un texte, à en saisir les enjeux, à
percevoir les caractères singuliers de son écriture. Elle permet au candidat de
mettre en oeuvre d'autres formes d'écriture que celle de la dissertation ou du
commentaire. il doit écrire un texte, en liaison avec celui ou ceux du corpus,
et en fonction d'un certain nombre de consignes rendues explicites par le
libellé du sujet.
L'exercice se fonde, comme les deux autres, sur une lecture
intelligente et sensible du corpus, et exige du candidat qu'il se soit
approprié la spécificité des textes dont il dispose (langue, style, pensée), afin
d'être capable de les reproduire, de les prolonger, de s'en démarquer ou de les
critiquer.
En aucun cas on ne demande, le jour de l'examen, l'écriture
de textes de pure imagination, libre et sans contrainte. Le document
iconographique, s'il est joint au corpus, ne peut servir que de support. En
aucun cas il ne sera demandé d'en faire une étude pour lui-même.
L'écriture d'invention peut prendre des formes variées. Toutefois,
comme elle se fonde sur les contraintes littéraires des genres inscrits au
programme de la classe de première, et qu'elle doit se prêter à une évaluation
objective des correcteurs, elle s'inscrit dans les orientations suivantes :
article (éditorial, article polémique, article
critique — éloge ou blâme —, droit de réponse…) ;
lettre (correspondance avec un destinataire défini
dans le libellé du sujet, lettre destinée au courrier des lecteurs, lettre
ouverte, lettre fictive d'un des personnages présents dans un des textes du
corpus...) ;
monologue délibératif, dialogue (y compris le
dialogue théâtral) ;
discours devant une assemblée ;
essai ;
récit à visée argumentative sous forme de fable,
d'apologue…
Pour la série littéraire, on ajoutera :
amplification (écriture dans les marges ou les
ellipses du texte, parodie et pastiche).
L'examen oral a pour but d'évaluer la capacité du candidat à
mobiliser ses connaissances. Il doit lui permettre de manifester ses
compétences de lecture, d'exprimer une sensibilité et une culture personnelles
et de manifester sa maîtrise de l'expression orale ainsi que son aptitude à
dialoguer avec l'examinateur.
L'examen oral se déroule en deux parties de chacune 10
minutes qui s'enchaînent et sont précédées d'un temps de préparation de 30
minutes [...]. Chacune de ces deux parties est évaluée sur 10 points.
Durée : 20 minutes.
Préparation : 30 minutes.
Coefficient :
2 pour les séries L, ES, S, STT (spécialisés).
Coefficient : 1 pour les séries
technologiques. (spécialités action et communication commerciales, action et
communication administratives).
Coefficient : 1 pour les séries STL, SMS, STI,
hôtellerie, techniques de la musique et de la danse, STT (spécialités
comptabilité et gestion, informatique et gestion).
Dans la première partie de l'épreuve, le candidat rend compte de la lecture qu'il fait d'un texte choisi par l'examinateur dans le descriptif des lectures et activités. Cette lecture est orientée par une question initiale à laquelle il doit répondre en partant de l'observation précise du texte, en menant une analyse simple et en opérant des choix afin de construire une démonstration. On n'attend donc de lui ni une étude exhaustive du texte ni la simple récitation d'une étude faite en classe.
1. Le choix de l'extrait
En aucun cas le candidat n'est interrogé, pendant cette
partie de l'épreuve, sur les lectures cursives.
L'extrait est tiré d'un des groupements de textes ou d'une
des oeuvres intégrales étudiées en lecture analytique figurant sur le descriptif
des lectures et activités. Trois possibilités sont offertes à l'examinateur qui
adapte ses attentes et son évaluation à la possibilité qu'il a retenue :
interroger sur un texte ou un extrait de texte figurant
dans un des groupements de textes ;
interroger sur un extrait – ayant fait l'objet d'une
explication en classe – tiré d'une des oeuvres intégrales étudiées en lecture
analytique ;
interroger sur un extrait – n'ayant pas fait l'objet
d'une explication en classe – tiré d'une des oeuvres intégrales étudiées en lecture
analytique.
2. La longueur de l'extrait
La longueur du texte ou de l'extrait à étudier ne peut être fixée
dans l'absolu. Elle dépend en fait de la question posée et des éléments de
réponse à rechercher dans le texte. On s'en tiendra donc à une limite
inférieure (une demi-page, ou moins dans le cas d'une forme poétique brève...) et
à une limite supérieure (une page et demie, éventuellement deux pages pour un texte
théâtral).
3. La question
Une question écrite amène le candidat à étudier, en lien
avec l'objet d'étude ou les objets d'étude retenu(s), un aspect essentiel du
texte. Elle est formulée avec clarté et évite toute utilisation abusive de
termes techniques susceptibles de mettre le candidat en difficulté. Elle
appelle une interprétation, fondée sur l'observation précise du texte.
4. L'exposé du candidat
Le candidat fait une lecture à haute voix de la totalité ou
d'une partie du texte à étudier, avant son exposé ou au cours de son exposé au
choix de l'examinateur.
L'exposé est ordonné. Il prend constamment appui sur le
texte proposé mais ne peut consister en un simple relevé. Il présente, de façon
libre mais adaptée, les éléments d'une réponse organisée à la question posée. L'examinateur
n'intervient que de façon très exceptionnelle :
pendant la durée de l'exposé, seulement si le propos du
candidat tourne court ;
à la fin de cet exposé, s'il juge indispensable de vérifier
la compréhension littérale du texte par le candidat.
La seconde partie de l'épreuve est un entretien, pendant lequel l'examinateur s'attache à conduire un dialogue permanent avec le candidat.
1. Les objectifs de l'entretien
L'examinateur ne se livre pas à un « corrigé » de la
première partie de l'épreuve. Il veille à ne pas exiger du candidat la
récitation pure et simple d'une question de cours. Il poursuit au contraire plusieurs
objectifs.
Ouvrir des perspectives.
Approfondir et à élargir la réflexion, en
partant du texte qui vient d'être étudié pour aller vers :
– l'oeuvre intégrale ou le groupement d'où ce texte a été
extrait ;
– une des lectures cursives proposées en relation avec le
texte qui vient d'être étudié ;
– l'objet d'étude ou les objets d'étude en relation avec le
texte qui vient d'être étudié.
Évaluer les connaissances du candidat sur l'oeuvre ou
l'objet d'étude.
Apprécier l'intérêt du candidat pour les textes
qu'il a étudiés ou abordés en lecture cursive.
Tirer parti des lectures et activités personnelles
du candidat.
2. La conduite de l'entretien
En liaison avec l'objet ou les objets d'étude, l'examinateur
cherche à évaluer un ensemble de connaissances et de compétences issu des
lectures de l'année. Il ouvre le plus possible cet entretien aux lectures et
aux activités personnelles du candidat, telles qu'elles sont mentionnées sur le
descriptif.
Pour cette raison, l'examinateur s'appuie sur les propos du
candidat et conduit un dialogue ouvert. Il évite les questions pointillistes.
[...]

Remarques : Les cinq premiers objets d'études sont communs à toutes les premières, mais le cinquième objet d'étude (un mouvement littéraire et culturel) est facultatif pour les séries technologiques. Les objets d'étude 6 et 7 ne concernent que les séries littéraires.
Si « le mouvement littéraire » est optionnel en
séries technologiques il est néanmoins fondamental de toujours travailler
l'histoire littéraire et culturelle à l'occasion de tous les autres objets
d'étude.
Les objets d'études ne sont pas obligatoirement
travaillés dans l'ordre qui figure dans ce tableau.