Bac pratique



L'épreuve de français : un écrit et un oral

1. Un exercice écrit

L'épreuve de l'écrit se déroule sur quatre heures. À partir de la lecture d'un corpus de textes (et éventuellement de documents iconographiques) on vous demande de répondre à quelques questions puis de choisir entre la dissertation, le commentaire ou l'écriture d'invention pour rédiger un travail d'écriture.

2. Un exercice oral

L'épreuve de l'oral, d'une durée de vingt minutes (non inclus les trente minutes de préparation) se déroule en deux parties de dix minutes chacune : l'explication de texte et l'entretien.

3. Une année pour se préparer

L'écrit, comme l'oral, se préparent pendant l'année de première à partir des connaissances et des compétences que vous avez acquises pendant toute votre scolarité. Le programme de l'année s'organise autour de l'étude de cinq ou sept objets d'étude (suivant la filière que vous suivez). Ce programme est national. Le sujet de l'écrit porte plus particulièrement sur un de ces objets d'étude, mais il peut aussi vous demander de mobiliser vos connaissances sur les autres objets du programme.

4. Un programme précis

Pour vous aider à vous faire une idée précise de votre épreuve, vous trouverez dans les pages qui suivent des extraits du Bulletin Officiel. Ils récapitulent les objets d'étude et les perspectives et objectifs qui leur sont liés et définissent les épreuves de l'écrit et de l'oral. Ils vous expliquent donc les modalités et les normes des exercices et donc ce que l'examinateur attend de vous.

5. Pour affronter l'épreuve

L'épreuve de français se travaille tout au long de l'année. Vous serez évalué sur vos connaissances (la maîtrise des objets d'études) et sur votre capacité à analyser et à rédiger. Plus vous multiplierez les exercices écrits et les occasions de rédiger, plus vous progresserez.

Extraits du Bulletin Officiel de l'Éducation Nationale 2006.

Objectifs de l'épreuve

Les épreuves anticipées de français vérifient les compétences acquises en français tout au long de la scolarité et portent sur les contenus du programme de la classe de première. Elles évoluent les compétences et connaissances suivantes :
• maîtrise de la langue et de l'expression orale et écrite ;
• aptitude à lire, à analyser et à interpréter des textes ;
• aptitude à tisser des liens entre différents textes pour dégager une problématique ;
• aptitude à mobiliser une culture littéraire fondée sur les travaux conduits en cours de français, sur des lectures et une expérience personnelles ;
• aptitude  à  construire  un  jugement  argumenté  et  à  prendre  en  compte d'autres points de vue que le sien ;
• exercice raisonné de la faculté d'invention.

L'ÉPREUVE ÉCRITE
Principes généraux

Épreuve écrite : durée 4 heures.
Coefficients : 3 en série L, 2 en séries ES et S, 2 en séries STT, SMS, STL STI hôtellerie, techniques de la musique et de la danse.
Les sujets prennent appui sur un ensemble de textes (corpus) distribués au candidat, éventuellement accompagnés par un document iconographique si celui-ci contribue à la compréhension ou enrichit la signification de l'ensemble. Ce corpus pourra également consister en une œuvre intégrale brève ou un extrait long (n'excédant pas trois pages). il doit être représentatif d'un ou de plusieurs objets d'étude du programme de première imposés dans la série du candidat, et ne doit pas réclamer, à celui-ci, un temps de lecture trop long. Une ou deux questions portant sur le corpus et appelant des réponses rédigées peuvent être proposées aux candidats. Elles font appel à leurs compétences de lecture et les invitent à  établir des relations entre les différents documents et à en proposer des interprétations. Ces questions peuvent être conçues de façon à aider les candidats à élaborer l'autre partie de l'épreuve écrite, la partie principale consacrée à un travail d'écriture.

Lorsque de telles questions sont proposées, le barème de notation est explicitement indiqué, le nombre de points attribué aux questions n'excède pas 4 points dans les sujets des séries générales et 6 points dans les sujets des séries technologiques.

Qu'il soit ou non accompagné de questions, le sujet offre aux candidats le choix entre trois types de travaux d'écriture, liés à la totalité ou à une partie des textes étudiés un commentaire ou une dissertation ou une écriture d'invention. Cette production écrite est notée au minimum sur 16 points pour les sujets des séries générales et sur 14 points pour les sujets des séries technologiques quand elle est précédée de questions, sur 20 dans toutes les séries quand il n'y a pas de questions.

L'ÉPREUVE ÉCRITE
Travaux d'écriture

1. Le commentaire porte sur un texte littéraire. Il peut être également proposé au candidat de comparer deux textes. En séries générales, le candidat compose un devoir qui présente de manière organisée ce qu'il a retenu de sa lecture, et justifie son interprétation et ses jugements personnels. En séries technologiques, le sujet est formulé de manière à guider le candidat dans son travail.

2. La dissertation consiste à conduire une réflexion personnelle et argumentée à partir d'une problématique littéraire issue du programme de français. Pour développer son argumentation, le candidat s'appuie sur les textes dont il dispose, sur les « objets d'étude » de la classe de première, ainsi que sur ses lectures et sa culture personnelle.

3. L'écriture d'invention contribue, elle aussi, à tester l'aptitude du candidat à lire et comprendre un texte, à en saisir les enjeux, à percevoir les caractères singuliers de son écriture. Elle permet au candidat de mettre en oeuvre d'autres formes d'écriture que celle de la dissertation ou du commentaire. il doit écrire un texte, en liaison avec celui ou ceux du corpus, et en fonction d'un certain nombre de consignes rendues explicites par le libellé du sujet.
L'exercice se fonde, comme les deux autres, sur une lecture intelligente et sensible du corpus, et exige du candidat qu'il se soit approprié la spécificité des textes dont il dispose (langue, style, pensée), afin d'être capable de les reproduire, de les prolonger, de s'en démarquer ou de les critiquer.
En aucun cas on ne demande, le jour de l'examen, l'écriture de textes de pure imagination, libre et sans contrainte. Le document iconographique, s'il est joint au corpus, ne peut servir que de support. En aucun cas il ne sera demandé d'en faire une étude pour lui-même.
L'écriture d'invention peut prendre des formes variées. Toutefois, comme elle se fonde sur les contraintes littéraires des genres inscrits au programme de la classe de première, et qu'elle doit se prêter à une évaluation objective des correcteurs, elle s'inscrit dans les orientations suivantes :
• article (éditorial, article polémique, article critique — éloge ou blâme —, droit de réponse…) ;
• lettre (correspondance avec un destinataire défini dans le libellé du sujet, lettre destinée au courrier des lecteurs, lettre ouverte, lettre fictive d'un des personnages présents dans un des textes du corpus...) ;
• monologue délibératif, dialogue (y compris le dialogue théâtral) ;
• discours devant une assemblée ;
• essai ;
• récit à visée argumentative sous forme de fable, d'apologue…

Pour la série littéraire, on ajoutera :
• amplification (écriture dans les marges ou les ellipses du texte, parodie et pastiche).

L'ÉPREUVE ORALE
Principes généraux

L'examen oral a pour but d'évaluer la capacité du candidat à mobiliser ses connaissances. Il doit lui permettre de manifester ses compétences de lecture, d'exprimer une sensibilité et une culture personnelles et de manifester sa maîtrise de l'expression orale ainsi que son aptitude à dialoguer avec l'examinateur.
L'examen oral se déroule en deux parties de chacune 10 minutes qui s'enchaînent et sont précédées d'un temps de préparation de 30 minutes [...]. Chacune de ces deux parties est évaluée sur 10 points.
Durée : 20 minutes.
Préparation : 30 minutes.
Coefficient : 2 pour les séries L, ES, S, STT (spécialisés).
Coefficient : 1 pour les séries technologiques. (spécialités action et communication commerciales, action et communication administratives).
Coefficient : 1 pour les séries STL, SMS, STI, hôtellerie, techniques de la musique et de la danse, STT (spécialités comptabilité et gestion, informatique et gestion).

L'ÉPREUVE ORALE
La première partie de l'épreuve

Dans la première partie de l'épreuve, le candidat rend compte de la lecture qu'il fait d'un texte choisi par l'examinateur dans le descriptif des lectures et activités. Cette lecture est orientée par une question initiale à laquelle il doit répondre en partant de l'observation précise du texte, en menant une analyse simple et en opérant des choix afin de construire une démonstration. On n'attend donc de lui ni une étude exhaustive du texte ni la simple récitation d'une étude faite en classe.

1. Le choix de l'extrait
En aucun cas le candidat n'est interrogé, pendant cette partie de l'épreuve, sur les lectures cursives.
L'extrait est tiré d'un des groupements de textes ou d'une des oeuvres intégrales étudiées en lecture analytique figurant sur le descriptif des lectures et activités. Trois possibilités sont offertes à l'examinateur qui adapte ses attentes et son évaluation à la possibilité qu'il a retenue :
• interroger sur un texte ou un extrait de texte figurant dans un des groupements de textes ;
• interroger sur un extrait – ayant fait l'objet d'une explication en classe – tiré d'une des oeuvres intégrales étudiées en lecture analytique ;
• interroger sur un extrait – n'ayant pas fait l'objet d'une explication en classe – tiré d'une des oeuvres intégrales étudiées en lecture analytique.

2. La longueur de l'extrait
La longueur du texte ou de l'extrait à étudier ne peut être fixée dans l'absolu. Elle dépend en fait de la question posée et des éléments de réponse à rechercher dans le texte. On s'en tiendra donc à une limite inférieure (une demi-page, ou moins dans le cas d'une forme poétique brève...) et à une limite supérieure (une page et demie, éventuellement deux pages pour un texte théâtral).

3. La question
Une question écrite amène le candidat à étudier, en lien avec l'objet d'étude ou les objets d'étude retenu(s), un aspect essentiel du texte. Elle est formulée avec clarté et évite toute utilisation abusive de termes techniques susceptibles de mettre le candidat en difficulté. Elle appelle une interprétation, fondée sur l'observation précise du texte.

4. L'exposé du candidat
Le candidat fait une lecture à haute voix de la totalité ou d'une partie du texte à étudier, avant son exposé ou au cours de son exposé au choix de l'examinateur.
L'exposé est ordonné. Il prend constamment appui sur le texte proposé mais ne peut consister en un simple relevé. Il présente, de façon libre mais adaptée, les éléments d'une réponse organisée à la question posée. L'examinateur n'intervient que de façon très exceptionnelle :
• pendant la durée de l'exposé, seulement si le propos du candidat tourne court ;
• à la fin de cet exposé, s'il juge indispensable de vérifier la compréhension littérale du texte par le candidat.

L'ÉPREUVE ORALE
La deuxième partie de l'épreuve

La seconde partie de l'épreuve est un entretien, pendant lequel l'examinateur s'attache à conduire un dialogue permanent avec le candidat.

1. Les objectifs de l'entretien
L'examinateur ne se livre pas à un « corrigé » de la première partie de l'épreuve. Il veille à ne pas exiger du candidat la récitation pure et simple d'une question de cours. Il poursuit au contraire plusieurs objectifs.
• Ouvrir des perspectives.
• Approfondir et à élargir la réflexion, en partant du texte qui vient d'être étudié pour aller vers :
– l'oeuvre intégrale ou le groupement d'où ce texte a été extrait ;
– une des lectures cursives proposées en relation avec le texte qui vient d'être étudié ;
– l'objet d'étude ou les objets d'étude en relation avec le texte qui vient d'être étudié.
• Évaluer les connaissances du candidat sur l'oeuvre ou l'objet d'étude.
• Apprécier l'intérêt du candidat pour les textes qu'il a étudiés ou abordés en lecture cursive.
• Tirer parti des lectures et activités personnelles du candidat.

2. La conduite de l'entretien
En liaison avec l'objet ou les objets d'étude, l'examinateur cherche à évaluer un ensemble de connaissances et de compétences issu des lectures de l'année. Il ouvre le plus possible cet entretien aux lectures et aux activités personnelles du candidat, telles qu'elles sont mentionnées sur le descriptif.
Pour cette raison, l'examinateur s'appuie sur les propos du candidat et conduit un dialogue ouvert. Il évite les questions pointillistes. [...]


Remarques : Les cinq premiers objets d'études sont communs à toutes les premières, mais le cinquième objet d'étude (un mouvement littéraire et culturel) est facultatif pour les séries technologiques. Les objets d'étude 6 et 7 ne concernent que les séries littéraires.

• Si « le mouvement littéraire » est optionnel  en séries technologiques il est néanmoins fondamental de toujours travailler l'histoire littéraire et culturelle à l'occasion de tous les autres objets d'étude.
• Les objets d'études ne sont pas obligatoirement travaillés dans l'ordre qui figure dans ce tableau.